MASSEY  A  MARQUETTE

        Le licenciement tous les 18 mois d'un délégué C.G.T. n'avait pas eu grand impact d'autant plus qu'une nouvelle équipe de jeunes CEGETISTES se mettait en place en partant du noyau que représentait le service Inspection (contrôle) pour prendre progressivement la direction du syndicat à partir du congrès de 1962 .
UN COMMUNIQUE DU CARDINAL LIENART.
        A propos des récents licenciements survenus à l'usine lilloise de matériel agricole Massey Ferguson, le Cardinal LIENART. évêque de LILLE, a publié un communiqué dans lequel il rappelle "la doctrine sociale de l'Eglise, dont les principes ont été formulés, et de plus en plus précisés par les Papes LEON XIII, PIE XI, PIE XII et cette année même, par JEAN XXIII. dans l'encyclique Mater et Magistra"
        L'économie, dit notamment ce communiqué, doit être au service de l'homme, non pas de, quelques-uns seulement, mais de tous ceux qui. par leur travail, concourent à l'exercice de la profession. Le: cardinal LIENART, évoquant alors directement l'affaire MASSEY FERGUSON déclare :
           "Certes je suis heureux de constater que cette fois l'ensemble du milieu professionnel (syndicat de la métallurgie, pouvoir publies, notamment l'Inspection du Travail et syndicats ouvriers) prend le problème en main. Mais ce que l'on fait après coup dans une atmosphère tendue, pour essayer de remédier tant bien que mal aux conséquences douloureuses des mesures prises, n'eut-il pas été plus juste et plus humain de l'éviter en traitant auparavant, entre représentants de tous les légitimes intérêts en cause, les problèmes qui se posaient ?
          Ce progrès reste à faire, conclut le prélat, et je ne puis que. souhaiter la formation d'une organisation professionnelle au sein de laquelle puisse s'exercer, normalement, la représentation de tous les membres dans l'intérêt commun."
       
        Répondant   à  l'appel   des   syndicats,   1200   ouvriers   environ  des  Etablissements  MASSEY FERGUSON, à MARQUETTE- lez- Lille, ont débrayé hier matin pendant une heure pour assister à un meeting de protestation contre les licenciements. Les syndicats ont lancé un appel à la solidarité dans les autres usines métallurgiques de la région. L'Inspecteur du Travail refusa 116 licenciememts. La casse se limitait à 299 personnes.

        II  n'y a pas eu de 2è: et 3è tranche.  6 mois après on embauchait, et l'on faisait des heures supplémentaires.
Ce qui confirme que notre analyse ("ce plan voulait casser la C.G.T.") était juste.